Le marché français des véhicules d’occasion reste en baisse en février

En février 2026, le marché des véhicules d’occasion en France n’a pas réussi à renverser la tendance négative observée depuis le début de l’année. Une tendance qui suit d'ailleurs le marché des véhicules neufs.
Par le 03/03/2026

Selon les dernières données publiées par AutoScout24, 443 176 immatriculations de voitures d’occasion ont été enregistrées au cours du mois, marquant une légère baisse de 0,1 % par rapport à février 2025. Cette performance confirme une dynamique globalement défavorable, avec un recul cumulé de 5,1 % depuis le début de l’année 2026 par rapport à la même période en 2025.

Vincent Hancart, directeur général d’AutoScout24 France, souligne que février 2026 a été marqué par plusieurs tendances notables : la résistance des marques françaises, la popularité persistante des véhicules âgés de 6 à 10 ans et de plus de 16 ans — perçus comme des valeurs sûres —, ainsi qu’une stabilité relative des motorisations diesel par rapport à l’essence. Il note également une baisse des prix des annonces, qui reviennent à des niveaux comparables à ceux d’avril 2023.

Les marques françaises confirment leur leadership

Les constructeurs automobiles français continuent de dominer le marché de l’occasion, représentant 47,8 % des parts de marché en février 2026. Parmi eux, Citroën se distingue par une croissance significative de 2,8 % par rapport à février 2025. En revanche, les marques japonaises enregistrent un recul de 2,3 %.

Les véhicules de moins d’un an, souvent équipés de motorisations électrifiées, voient leurs ventes diminuer de 1,4 %, ne représentant plus que 10,3 % du marché. À l’inverse, les voitures de 2 à 5 ans subissent une chute plus prononcée de 9,5 %, en partie due à une offre limitée et à des prix en hausse. Les véhicules les plus anciens, âgés de 16 ans et plus, connaissent une augmentation de leurs ventes de 10,7 % et représentent désormais 28 % des immatriculations, devançant les modèles de 6 à 10 ans (20 %).

L’électrique progresse lentement, le diesel résiste

Les véhicules électriques représentent 4 % des immatriculations de voitures d’occasion en février 2026. La Renault Zoé reste le modèle le plus vendu dans cette catégorie, suivie de près par la Peugeot e-208 et la Tesla Model 3. Les hybrides rechargeables occupent 3 % du marché, tandis que les hybrides classiques atteignent 11 %. Malgré un recul global des motorisations thermiques, le diesel conserve une part importante avec 43 % des ventes.

La Renault Clio reste le modèle le plus recherché

Parmi les modèles les plus populaires, la Renault Clio occupe toujours la première place du marché de l’occasion, devant la Peugeot 208 et la Citroën C3. Certaines références, comme la Nissan Qashqai, la Toyota Yaris et la Ford Fiesta, voient leurs ventes reculer respectivement de 8,69 %, 8,28 % et 8,36 %. En revanche, la Renault Clio affiche une progression remarquable de 6,21 % par rapport à février 2025. 

Un marché en quête de stabilisation, la location une solution d'avenir ?

Malgré un environnement économique contrasté, Vincent Hancart observe les premiers signes d’une possible inflexion. Les acheteurs semblent s’adapter progressivement aux nouvelles conditions du marché, ce qui pourrait annoncer un redressement progressif dans les mois à venir.

Pour autant, une autre tendance se dessine, celui de la location. Face à la montée des prix des voitures, certains clients, notamment situés dans les grandes villes se contentent souvent d'un simple deux-roues pour les trajets quotidiens, et préfèrent louer une voiture électrique ou thermique au cas par cas selon le besoin. Une typologie de client de plus en plus nombreuse qui est la résultante des difficultés croissantes des automobilistes en ville.